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An FXB Initative
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Nous devons changer de cap

11 Apr 2008 by Zoe Isaacs

Tags: Mon expérience avec les orphelins, Pourquoi j’élève la voix

En avril dernier, un voyage au Rwanda s’est avéré être pour moi une véritable expérience de vie. Un voyage dans ce magnifique pays, trop souvent oublié, est une leçon d’humilité.

Conduisant ou marchant sur une route rouge et poussiéreuse traversant les collines verdoyantes au riche sol, les hommes et les femmes rencontrés sourient, comme s’ils défilaient, pieds nus, transportant du bois de feu, des enfants et plus rarement de la nourriture.

Après avoir rencontré des centaines d’enfants dans la petite ville de Rwinkwavu, j’étais inspirée. Leurs ventres étaient distendus et leurs vêtements en lambeaux, mais ils avaient cependant l’espoir d’un avenir meilleur. Bien qu’orphelins suite au génocide d’il y a dix ans, les enfants de Rwinkwavu trouvent leur bonheur chaque jour, au crépuscule, sur un terrain de foot poussiéreux que délimite le bétail qui les entoure. Une fois le travail terminé, agricole ou minier, juste avant le coucher du soleil, des milliers d’enfants rejoignent les deux terrains de football pour un jeu devenu bien plus qu’une simple partie de foot.

Autrefois divisés par races et tribus, ces enfants ne voient entre eux aucune différence. Certains ont peut-être mangé plus que d’autres, l’un a peut-être une maison tandis que l’autre cherche chaque soir de quoi se loger. Beaucoup de ces enfants sont devenus orphelins à cause du sida et un grand nombre d’entre eux sont personnellement atteints par le virus. Pourtant, sur le terrain de football, ces différences disparaissent et une fois par jour, ces enfants peuvent être et sont simplement des enfants. A quoi cela ressemble-t-il ? A un terrain de football abandonné à travers lequel errent des troupeaux. Et soudain, avant le coucher du soleil, ces centaines d’enfants surgissent, dévalant la route poussiéreuse en direction du terrain de jeu, pour réaliser ce qu’ils attendent de chaque jour : jouer au football.

Il est difficile de comprendre ce que cela signifie d’être sans abri. La faim est une idée difficile à saisir et la joie est un élément fondamental que nous autres, américains, tenons pour acquis. Dans de nombreux pays surpeuplés du continent africain, cela n’est pas une abstraction mais une réalité, notamment pour les 8,2 millions d’habitants du Rwanda. Même au milieu des taudis ravagés par la famine et la maladie, il existe des solutions. Nous, citoyens du monde occidental, avons des ressources pour les aider. Nous ne pouvons pas nous permettre de rester les bras croisés et laisser des problèmes graves comme la pauvreté et la maladie s’aggraver. Nous devons changer de cap ! Il ne s’agit pas d’une option, mais d’une nécessité et d’une obligation.

Zoe Isaacs, 16 ans
Woodstock, Vermont
www.changetheworldkids.org